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Tour du Taillefer_Speedy été 2023

25 août 2023 vu 319 fois Pas de commentaire

Récit coproduit par tous les membres du groupe

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Groupe : Laurence, Stéphane, Sophie, Nancy, Caroline, Alice, René

Guide : Nathalie 

Dates : 29, 30, 31 juillet, 1er août 2023

Cette année le groupe montagne du Speedy est parti quatre jours dans le Valbonnais et l’Oisans, accompagné comme toujours par notre super guide Nathalie. Points remarquables : météo, myrtilles, ascension du Taillefer avec vue à 360 degrés sur les Écrins, le Mt Blanc, le Vercors, très bonne entente et fous rires ; dénivelé positif cumulé : 4161 m (et des poussières)

Quelques commentaires pris sur le vif à l’arrivée, attablés au café :  

Caroline : « aie aie aie ça y est, alors attends que je réfléchisse » – Laurence : « c’était bien sympa ; chouette groupe, belles rencontres ; beaucoup d’émotions » Caroline (à nouveau) : « j’aurais bien fait une via Ferrata » (private joke) – René : « groupe très dynamique, super forme, ambiance au top » – Nathalie : « groupe hyper sage (…), extraordinaire, sportif même dans l’adversité ; même si ça couine un peu, ça se passe toujours bien »

– Stéphane : « c’était super, grande découverte sportive et humaine ; très bonne ambiance ; HEUREUX !!!! » Alice « la Meije et le Mt Blanc ensemble !!! quel panorama !! j’ai un peu mal aux mollets quand même » – Nancy : « j’ai failli mourir mais c’était trop chouette » – Sophie : « euh j’ai adoré ces 4 jours dans la nature mais j’en ai bien bavé hier : j’avais trop soif (interruption de Stéphane souriant : « la nature se mérite… »), le groupe était formidable » – ajout final de René : « temps au top, la pluie est toujours tombée pile au bon moment [quand nous étions à l’abri] ».

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Les récits journaliers

À chaque jour son Lien vers le « Relive » du parcours (Cliquer sur l’image vignette, merci à Laurence pour sa contribution!)

Samedi 29 juillet – Étape 1 : Col d’Ornon – Villard-Reymond (deuxième plus haut village de France, à 1650m)- D+630m

Rendez-vous à 7h00 à Venelles, direction Gap pour récupérer notre guide Nathalie et une nouvelle venue Laurence (bienvenue Laurence !). Au col d’Ornon (1360 m) situé entre les Écrins et le massif du Taillefer, devant un charmant repaire de cyclistes, nous avons laissé les voitures devant le gîte Le Chantelouve (à l’accueil très sympa, dont nous recommandons vivement la tarte à la rhubarbe maison et la chantilly pas trop sucrée).

Après quelques ajustements (délestage des sacs), nous voilà partis pour Villard-Reymond (Oisans). Nous sommes montés dans les alpages à travers une forêt de hêtres, direction le col de Corbières (1926 m). Atelier dégustation : en chemin nous avons testé des fleurs de camomille, des épinards sauvages (au goût de quinoa), de la campanule (aux pétales couleur Speedy), des graines de berce des prés ou grande berce (effet tonifiant, à ne pas confondre avec la ciguë), guidés par Nathalie, vigilante et gourmande.

Le premier pique-nique, avec vue panoramique, a été pris sous un arbre en plein vent, face au massif du Taillefer, histoire de s’imprégner des difficultés (aléatoires et non aléatoires) à venir. Plein d’entrain, arrivés au col de Corbières, nous sommes montés sur la tête de Louis XVI (1980 m) admirer le panorama (spectaculaire) sur la vallée de la Lignarre, le massif du Taillefer et les sommets de l’Oisans (NO des Écrins), le Grand Renaud, puis nous sommes descendus vers Villard – Reymond (1650 m), nous jeter dans les bras de Napo et Salam.

De bucolique l’ascension s’est transformée en thriller.

Sous un troupeau de moutons, un Patou en furie nous a aboyé dessus (Napo) suivi de près par Salam (imposant Berger d’Anatolie à la mâchoire saillante à côté duquel le chien des Baskerville passerait pour un adorable bichon) alors qu’au loin la bergère nous hurlait de descendre tout droit, d’abandonner le sentier, pour rejoindre le ruisseau.

Vaille que vaille, accompagnés de gentils borders-collies plus amicaux, nous avons atteint le ruisseau, abandonné l’idée, pourtant a priori alléchante, de se rafraîchir dans la vasque surveillée par un autre berger d’Anatolie, et sommes arrivés, éprouvés mais sains et saufs, au gîte de Villard-Reymond rêvant de saucisses au temesta.

Au programme du soir : tartiflette (exquise), massages et étirements (que des pros dans le groupe !!), orage (déluge) et musique ! Nous y étions durant le festival PamPam (« Par monts et par mots ») le soir d’un concert Brassens (tout le village connaissait les paroles par cœur) déplacé dans l’église délabrée au décor et à l’acoustique improbables.

« Relive » parcours J1

Une première journée déjà réussie et mémorable !!!

Dimanche 30 juillet – Étape 2 : Villard-Reymond – Refuge du Taillefer, par la vallée de la Lignarre, le village d’Ornon et les gorges de la Malsanne – D+ : 1140m

Épargnés par la pluie (nocturne), pas trop gênés par les ronflements des copains (kss), nous sommes partis ragaillardis par grand beau temps vers le refuge du Taillefer (2000 m), dans le Valbonnais, en descendant d’abord dans la vallée de la Lignarre, par un itinéraire varié, composé de prés à vaches, puis de bois de hêtres (au toucher si doux pour les pieds) et de sentiers d’ardoises (rappelant que les ardoisières d’Ornon ont fait la fortune de la région).

Parvenus à la route, nous sommes remontés sur un sentier, vers le hameau de Villaret, où nous avons fait un arrêt à la fromagerie pour s’approvisionner en faisselles de brebis (déjà testées la veille au soir à l’auberge) pour le pique-nique et en fromages (en prévision de l’apéro du soir et des futurs petits-déjeuners). Caroline en a même profité pour échanger un livre, le sien étant achevé (choix du livre en libre accès : le plus léger !!).

Halte suivante, après avoir croisé des tufières : pique-nique ravitaillement en eau à la Palud (jolie halte touristique avec nains de jardin collectors), dégustation des faisselles (et pillage honteux de la confiture de cassis de la fromagerie généreusement proposée par Stéphane, incrédule face à notre gourmandise ;

NB : rassurez-vous, il a pu en racheter depuis).

« Relive » parcours J2

Puis s’en sont suivis 1000 m de montée vers les hauts plateaux alpins, à travers les forêts de hêtres et de pins, puis les alpages, avec vue imprenable sur des cascades, la Meije, le Râteau et les Deux-Alpes, les Aiguilles d’Arves. Nous étions seuls au monde, hormis deux-trois Vttistes dans un décor hors du commun. Nous sommes arrivés vers 16h00 au refuge du Taillefer, sur le plateau du Fourchu, aux allures de bivouac brassé par les vents, avec vue sur le Taillefer et la Meije. A couper le souffle !

Après la pause goûter, où nous avons testé la tarte aux noix au caramel maison (une tuerie), Laurence, Sophie et Caroline, intrépides, sont parties gambader vers les lacs du plateau, tandis que les autres ont préféré alterner lecture et étirements. Stéphane a tenté de faire sécher ses caleçons à la yourte, Nancy a entrepris de sauver les talons d’Achille endoloris, Nathalie a vanté les bienfaits d’une douche froide (pour nous inciter à nous décrasser au tuyau glacé avant de s’entasser dans la cabane), René a été réquisitionné pour les massages, Alice a papoté avec Tchika le petit chien si gentil du refuge.

Caroline de retour a lancé la vague des selfies avec les ânes ; Nathalie, Sophie, et Nancy ont échangé des recettes d’huiles essentielles et les autres se sont portés volontaires pour les essayer. Le soir, nous avons pris le repas – apéro dans la yourte, alors que dehors se levait une quasi-pleine lune féérique.

Notation « tripsurvivor » du refuge : 5 yourtes (en dépit des ronflements de on ne dira pas qui).

Nb : Les lasagnes végétariennes aux protéines de soja fumé de la gardienne étaient excellentes !!! 

Pour aller plus loin, à lire sur le site du Parc des Ecrins (extrait):

« A 2000 m d’altitude se cache le plateau du Fourchu où dorment plusieurs lacs. Sa flore et sa faune endémiques rappellent les paysages de la toundra nordique. Le refuge du Taillefer se situe dans ce cadre unique, sentier accessible pour petits et grands. Le paysage traversé évoque les toundras nordiques parsemées d’une myriade de petits lacs et mares de grenouilles. Certains conservent dans leurs sédiments des troncs d’arbres fossilisés témoignant de la présence de la forêt ici, il y a 6000 ans.

L’ensemble du plateau est classé Natura 2000, le réseau européen des milieux naturels remarquables. Venez profiter de la table d’orientation à 50 m du refuge développant un panorama sur toutes les montagnes de l’Oisans. »

Source : https://www.ecrins-parcnational.fr/refuges/refuge-taillefer

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Lundi 31.  Étape 3 : Le Taillefer (2857 m) ! L’ascension – D+ : 1400 m.

La journée de tous les dangers. La matinée fut extraordinaire ! Nous avons traversé le plateau des lacs (dont lac Fourchu, lac noir, …), rencontrant des marmottes, des tourbières protégées, des champs de linaigrettes (« lins des marais »), des fleurs endémiques, des lacs aux reflets verts et turquoises, avec en toile de fond les Bans, la Meije, l’Alpe d’Huez, puis Grenoble et le Vercors.

L’ascension fut très belle, minérale. Arrivés au col du Grand Van nous avons rejoint la voie normale, et sommes arrivés au sommet du Taillefer et à la statue de St Eloi (patron des forgerons). La vue à 360 degrés du plateau est époustouflante : Mt Blanc, Écrins, Vercors, Grenoble, Dévoluy …. 

Rendus à ce stade, nous pensions avoir atteint l’objectif du jour, surmonté les difficultés prévues. C’était sans compter sur les difficultés aléatoires à venir ! Naïfs, nous avons pris des photos de Saint Éloi, pique-niqué (très bonne salade de pâtes), fait une mini sieste, bu de l’eau en abondance, bref pris notre temps au sommet. Quelle folie ! La descente vers la Morte (1346 m) s’avéra constituer le plus gros challenge de la journée.

Nous sommes redescendus par le Petit Taillefer (aux couleurs ferrugineuses extraordinaires), avons emprunté l’arête bien escarpée de Brouffier, puis sommes allés faire un tour (en bonus) vers la via Ferrata, histoire d’achever nos réserves d’eau, avons rebroussé chemin, sommes descendus vers le GR puis sommes remontés aussi sec (afin d’éviter les cousins de Napo et Salam aux quenottes brillantes), et entrepris finalement la descente par le sentier des 100 lacets, joliment serpenté (38 virages) et agrémenté sur la fin de fraises des bois (D- : 1800 m) et d’un joli filet d’eau repéré par la sourcière Nancy.

En pleine forme, René, nous bluffant tous comme à l’accoutumée, termina les 200 m de montée au refuge en courant.

« Relive » parcours J3

La soirée s’acheva dans le havre de paix du refuge du Rivobruenti (dans le Rif-Bruyant), peuplé d’ânes et de gentils borders collies. La bonne cuisine du refuge, les bières de l’Oisans (même Laurence y céda !), le feu de bois, le ciel étoilé et la bonne humeur générale nous ont requinqués !! 

Comme chaque soir, le dortoir a été parfumé aux effluves de gaulthérie, après séances massages, baume, relaxation …. Le groupe s’est avéré tout au long de l’expédition expert en bien être, huiles essentielles et autres crèmes de sorcière.

A noter les talents artistiques de Laurence et René, qui partis en tête dans la longue descente ont pris le temps de dessiner au sol des flèches en pierre et fleurs pour les suivants, immanquables, très utiles, et jolies.

Mardi 1er août – Étape 4 : Moulin Vieux – Col de Plancol  (1872 m) –  Col d’Ornon – D+ : 991m.

Contrairement aux prévisions météorologiques annonçant grand beau, nous nous sommes levés sous un ciel gris menaçant. Quelques passages techniques étant annoncés, nous ne nous sommes pas trop attardés au petit déjeuner (délicieux). 

Toutefois nous avons quand même pris le temps de commenter, hilares, la féroce bataille de couvertures qui avait animé le dortoir dans la nuit. Nathalie avait dû défendre avec acharnement sa couverture, que son voisin avait pris pour la sienne (tombée de son lit). Ce fut épique, mais elle en sortit victorieuse !!!

« Relive » parcours J4

A partir du hameau de Moulin – Vieux (atteint grâce à une mini-navette de voiture), situé sur la commune de La Morte, nous sommes montés à travers bois vers le vallon du torrent de Vaunoire, pour entamer la montée vers le col de Plancol, avec au passage dégustation de myrtilles, framboises et fraises des bois.

Au col, de la bruine commença à tomber, nous incitant à ne pas ralentir le pas. Nous avons attaqué le sentier vertigineux, mais sécurisé, à flanc de montagne, qui menait au Col d’Ornon (point de départ de la randonnée) résolument mais avec prudence.

Comme des cabris, nous avons longés à l’horizontale les parois de granit, admiré la vue sur la vallée, tenu si nécessaire les mains courantes, puis avons gagné la forêt de hêtres et le sentier de retour: cette dernière étape fut joyeuse et toujours aussi belle, en dépit des nuages gris menaçant au-dessus de nos têtes.

Arrivés au Col d’Ornon et au gîte de la Chantelouve, nous avons repris une tarte à la rhubarbe, et testé les glaces. Heureux !

A l’année prochaine !!!

CR par Alice en coproduction avec Nancy, Sophie et Stéphane (voiture « prune et prunelles ») et tout le groupe Taillefer.

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