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Rando d’été en Queyras, par Alice

19 août 2021 vu 122 fois Pas de commentaire

Pic d’Escreins et œufs à volonté – une douzaine de speedyens à l’assaut des Alpes (août 2021)

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Cet été, le groupe montagne du Speedy est parti quatre jours en itinérance dans le Queyras, pour une traversée au départ des Fonts de Cervière jeudi 29 juillet en direction de Guillestre, sous un ciel menaçant. Frissons, paysages fantastiques, œufs durs, et tonnerre garantis !
Organisatrice et accompagnatrice (au top) : Nathalie (amatrice d’œufs durs)

Joyeuse équipée : René, Virginie, Marie-Christine, François, Cécile, Caroline, Stéphane, Alice, Sylvie, Michel, Serge et Laurent.

Jour 1 : Fonts de Cervières – col de Péas (2029 m) – Souliers. Dénivelé : + 600 m, distance 15 kms

Démarrage en douceur dans les alpages, sous un beau soleil, vers les champs d’édelweiss, avec des oiseaux étranges au-dessus de notre tête (planeurs), multitude de bébés marmottes, et une inquiétude montante : « où est donc passé l’appareil photo de René, qu’il pensait, à tort, être dans la poche de son short ? »
Le soir le mystère fut dévoilé et notre chef René apaisé : il était resté à Aix. (Nous promîmes tous à René de lui envoyer nos photos !).

Les jours suivants, une autre interrogation allait poindre : pourquoi le sac de Nathalie contenait plus d’œufs durs au fur et à mesure qu’elle les mangeait et vidait ses provisions ? (A suivre)

  • Le petit plus de la journée, en option pour sportif (Stéphane) : running le soir vers le col de Tronchet et le lac de Souliers (1h30)
  • Herbier du jour (sans cueillette): arnica, edelweiss, gentiane en fleurs

AU MENU du refuge (très bien) de Souliers: soupe de pois cassés, daube et très bon gâteau (bien bourratif) à la noix de coco; verveine digestive de René et Christiane

Jour 2 : Souliers – Château Queyras – col Fromage – Ceillac. Dénivelé : 1200 m, distance 22 kms

Départ à 7:30 sous la pluie, vers Château Queyras, les capes de pluie sur le dos. C’est alors que nous avons assisté à une procession étrange de tortues vertes, à laquelle s’est ajoutée une (fort remarquée) grenouille rouge. Après un stop photo obligé au lac de Roue, recouvert de nénuphars, et fort humide, la descente (toboggan) dans les mélèzes débuta, sous une pluie battante … nous sommes descendus à un rythme soutenu pour arriver à temps à l’arrêt du bus de Guillestre, pour récupérer François … qui est arrivé avec de délicieux croissants (merci!). Le groupe enfin au complet (13, plus quelques œufs) a alors repris sa traversée, sous le soleil revenu, pour monter au col Fromage, parcourir l’alpage de Fontantie, et rejoindre Ceillac.

  • En option pour les sportifs (Michel, Marie-Christine, Caroline, Stéphane) : observatoire (ancien poste optique) de la Crète des Chambrettes
  • Les bonnes adresses de Ceillac: le Pied Jaune (très bonnes bières, bonne ambiance – même sous la pluie – et très bonnes glaces)

MENU au gîte (Les balladins): soupe, poulet basquaise aux farfalles, dégustation de fromages du Queyras, mousse au chocolat, digestifs (hysope, génépi du refuge).
Mystère insolite : Nathalie, notre guide, s’est découvert une passion pour les œufs durs. Partie avec 5 œufs dans sa besace, au fur et à mesure qu’elle en mangeait, elle en redécouvrait chaque midi de nouveaux, intacts, dans son sac (qu’elle s’efforçait de nous offrir), les œufs se multipliaient par miracle dans sa gamelle !!!

Jour 3 : belvédère de Mourrière, col de la Colette Verte, descente sur Basse Rua, nuit au refuge de Basse Rua. Déniv 1440 m, Distance : 23 kms


Départ avant 8:00, après un échauffement chorégraphique, remarqué, sur Jérusalema. La speedy touch 2021!

Démarrage du “parcours sportif”, devenu beaucoup plus sportif que prévu lorsque l’orage éclata au lointain et nous menaça lors de la montée vers le col de la Colette verte (2900 m, le point culminant de la rando).

La montée, assez difficile, était superbe, et la vue du col imprenable sur un décor escarpé spectaculaire !

La descente ne fut pas de tout repos, à tel point que certains eurent des hallucinations (vision d’un petit singe bondissant dans les pierriers (??), vision toujours non élucidée). Le plus dur de la randonnée du jour, admettons-le, fut de pique niquer : chaque fois que nous avons essayé Nathalie nous criait de tout replier et de continuer car l’orage menaçait et qu’il nous restait à passer les câbles (des câbles ?). (Elle devait craindre la multiplication des œufs !). Après une belle descente, un premier groupe est passé au sec dans des câbles vertigineux, les derniers, plus fatigués, les ont franchis sous la pluie, sans dommage, avec l’aide de Stéphane et Michel revenus porter leurs sacs dans ce passage délicat. Une cordée solidaire !!!
La fin de la randonnée dans le Val d’Escreins (magnifique) fut plus paisible et chacun rejoignit le refuge intact, sous une pluie fine, annonciatrice du déluge nocturne …

  • En option (pour les plus rapides) : pique-nique
  • Au refuge de Basse Rua : douches chaudes (très demandées ! Deux douches pour trente), forte pluie dans la nuit, partie de contrée endiablée et étirements après le dîner

MENU: apéro; soupe de carottes et patates douce au cumin ; poulet basquaise épicé avec du riz ; fromage ; crumble aux pommes, café.
Refuge rustique, très propre, au personnel très sympa, avec un très joli choix de bières et une cuisine finement épicée. Un délice !

  • Herbier du jour : mêlenpris des bois, orchidées sauvages

jour 4 : combe chauve, pic d’Escreins, descente sur Guillestre. Dénivelé + 1000 m et – 1500 m, distance : 19 kms


Montée dans la brume dans une forêt de mélèzes, progression sur des crêtes escarpées ; l’orage de la veille s’était éloigné, et nous avons découvert ravis le pic d’Escreins, et son panorama exceptionnel, avant une pause pique nique gourmande et une longue descente, abrupte (aie) mais très belle, sur Guillestre.


Nous sommes arrivés à Guillestre avec de larges sourires, et quelques légères courbatures.

  • Herbier du jour (non cueilli) : edelweiss, lys martagon
  • En option : navette de voiture (pour les courageux), œufs durs (à nouveau multipliés !) dans le sac de Nathalie, mais la farce fut dévoilée ainsi que les coquins démasqués qui glissaient dans son sac chaque matin les œufs durs de leur pique-nique de la veille fournis par les refuges).

MENU: Bars et glaces à Guillestre.

Conclusion: une très belle traversée, le plus souvent en dehors du GR, dans le Queyras avec un groupe soudé et blagueur, un taux de cholestérol boosté pour Nathalie, des nuits arrosées (orage), et des paysages extraordinaires!

À l’année prochaine ! Entraînés !! Vive le Speedy!

Alice

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