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Raquettes aux Orres, janvier 2018

28 janvier 2018 vu 868 fois Pas de commentaire

                                         Week-end raquettes

Partis des Orres nous montons vers un col. En face, sur l’autre versant, est-ce l’adret ou l’ubac ? des couloirs d’avalanche. Arbres tordus, déracinés, blocs de neige congelés, on dirait un glacier, la nature est violente. Deux grimpeurs sur une cascade de glace comme des mouches sur une vitre. Deux alpinistes sur une paroi neigeuse. Ils ne bougent pas : ce sont des arbres.

Il y avait la neige qui tombait. Les montagnes s’estompaient à l’horizon. Les arbres devenaient des fantômes. Ça faisait romantique.

Le soir une surprise nous attend : la neige est tombée tout l’après-midi et la route qui mène au gîte est impraticable. La voiture de René n’a pas de pneus neige. Impossible de rouler. Il nous faut faire avec nos sacs à dos deux kilomètres et demi sur la route. René que rien n’arrête doit se coltiner sur son dos les deux bouteilles de champagne qu’il a apportées pour fêter l’anniversaire de Jean-Claude.

Dimanche grand beau temps. Le ciel est dégagé. Les arbres ploient sous la neige. Symphonie des couleurs : le bleu du ciel, la blancheur de la neige, le vert des sapins, le gris des mélèzes dénudés qui sont, comme chacun sait, les seuls conifères à perdre leurs épines.

Nous foulons la neige vierge. Quelques traces d’animaux. Nathalie nous explique.

Ce qu’il y a de bien avec les raquettes, c’est qu’on s’amuse. On glisse, on dévale, on tombe, on se relève, on rit, on s’éclate, on fait les fous. Comme des gamins. Nathalie, comme toujours, prend soin de nous. Elle nous indique les endroits où nous pouvons glisser. Là, c’est trop raide Là, il y a des pierres. Là, c’est possible.

Un grondement sourd. Une avalanche sur un autre versant. Des chocards (ce ne sont pas des choucas comme je le croyais) tournent en rond, cherchant une proie.

Mais il est temps de rentrer. Nous aurons passé un excellent week-end. Nous reviendrons. Là ou ailleurs, dans la montagne. Avec Nathalie, bien sûr.

Michel Cahour

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