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notre sortie rando au Val Maira (Italie)_Nicolas

18 août 2017 vu 1 524 fois Pas de commentaire
C’est le jour tant attendu, la randonnée estivale du Speedy Club organisée par René avec la complicité de Nathalie notre guide agréée. Cette année c’est quatre jours en Italie.
Tôt samedi matin, le regroupement des participants a lieu à Venelles. On est dix, les sacs à dos sont optimisés pas plus de 8 kilos chacun. Nous nous passerons du superflu ! Le co-voiturage s’organise, trois voitures prennent la direction du col de Larche, la frontière franco-italienne.
Là, nous retrouvons naturellement Nathalie et deux autres bipèdes : Jean-Claude et son fils Jordan.
Le groupe est complet soit treize individus. Evelyne n’a pas pu venir. Elle va nous manquer (surtout à Jean-Claude… ) mais cela donne l’opportunité  à  une autre randonneuse de se joindre à nous. Nous sommes donc six licenciés du Speedy et six sympathiques sympathisants. Faut pas me demander tous les prénoms, c’est comme le noms des fleurs j’imprime pas.
Après le café traditionnel, nous passons en Italie pour faire encore quelques kilomètres en voiture et se rendre au point de départ. Les voitures se garent le long de la route et nous découvrons la topographie ! C’est presque onze heures, va falloir monter !
Armés de nos bâtons de marche nous commençons l’ascension (i.e. action de monter vers le haut). C’est rude, il fait chaud, il faut s’habituer au surpoids. La première partie s’effectue en forêt. Jusque là tout le monde va bien et le premier pique-nique est vite avalé.
Les arbres disparaissent nous indiquant de l’altitude augmente. Les rochers nous entourent, direction un col pour l’instant invisible mais d’après Nathalie tout proche (hum….). Le groupe s’étire sous une chaleur torride, cela sent l’orage. Mais nos capes de pluie seront là pour nous protéger.
Cela commence par quelques grosses gouttes rafraichissantes et bienvenue par-ci par-là. La nature ne sait pas transformer le plomb et or mais pour l’eau en glace pas de problème. Nous nous trouvons pris sous un déluge de grêle, il est temps de sortir les capes à grêlons !  A ce moment le groupe est coupé en deux. On est bombardé, cela fait mal, il faut réagir. Jean-Claude, en tête, trouve un abris  d’un mètre carré sous un rocher où nous nous entassons à neuf guettant une accalmie. Le second groupe n’est pas en vue, espérons qu’il est trouvé un abri. Inactifs sous le rocher nous risquons l’hypothermie, nous décidons de repartir. La pluie puis encore les grêlons forment des torrents autour de nous. Les corps sont lessivés.
Enfin, le col, si espéré, est atteint et l’éprouvant épisode météo s’achève. De là nous apercevons le premier gîte un peu plus bas. Vers seize heures, le premier groupe s’installe dans le dortoir. Les potentiels ronfleurs sont identifiés.
Le second groupe arrive enfin, bien exténué. Vivement la douche (4 euros quand même), la bière et le repas. Il y a du monde et du bruit, c’est l’Italie.
Après une bonne nuit, le groupe est sur pieds pour une seconde journée. René tente un échange de sac avec un italien qui a exactement le même modèle que lui (comme la scène « Les bronzés font du ski »). Objectif un lac d’altitude, mais le rythme est insuffisant, il faut renoncer et se diriger vers le second refuge. En fait, on profite de la faune et de la flore, on n’est pas à 100%.
Pour la seconde nuit, nous sommes dans un hôtel, répartis dans plusieurs chambres. Les affaires sont à nouveau trempées car nous  avons quand même fini sous la pluie !
Pas grave, la bière est délicieuse et le repas merveilleux avec du lapin au menu. On mange bien en Italie ! Ici c’est plus calme et après le repas Michel Cahour nous conte une nouvelle. La nuit est vite passée, les ronfleurs ont été discrets.
Mes chaussures neuves me font mal, je passe en mode décontracté en sandales. Journée allégée au programme.. Le groupe se comporte bien et nous profitons d’un plan d ‘eau dans un camping pour pic-niquer. Troisième gite en vue. Installation, douche, bières etc… Il y a des cartes, on tape le cartons avant le repas. Avant le couvre feu Michel nous lit  deux autres nouvelles fraiches devant un public élargi. De potentiels clients mais il n’a pas d’ouvrages supplémentaires. 
Dernier jours de marche. Grosse journée au programme pour rejoindre le col de Larche. Plus de mille mètres de dénivelé ! Les jeunes sont loin devant, les plus expérimentés ferment la marche. Pas question de reproduire la situation du premier jour. Les anciens restent solidaires. On rencontre quelques autres marcheurs et des vététistes aussi. Au col, le paysage est lunaire. Il y a trop de vent pour pic-niquer, on revient en France manger au soleil. Le temps est à nouveau menaçant, il faut repartir. Au bout d’un ultime effort nous arrivons à destination.
Soixante kilomètres  4000 mètres de dénivelés et deux litres de bière en quatre jours. Un petit trail pour certains, une super randonnée pour nous. Merci à l’organisation sans faille ! 
Nicolas Schmidt

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