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Annecy, mon premier marathon, par Véronique

22 avril 2015 vu 1 129 fois Pas de commentaire

Je n’avais jamais couru d’autres distances que le semi-marathon et cela me trottait dans la tête de parcourir un jour la distance mythique des 42km195 …. Après quelques jours de réflexion et poussée par une amie, j’ai donc décidé de m’inscrire au marathon d’Annecy et ce fut chose faite le 18 janvier pour la course prévue le 19 avril !

J’ai donc commencé mon entraînement le 5 février en suivant le plan proposé par Dimitri sur la base de 4 séances par semaine. De façon générale, j’ai beaucoup apprécié ces semaines d’entrainement où je me suis pleinement investie. C’était vraiment très agréable de pouvoir retrouver les copains du Speedy pour s’entraîner ensemble et faire nos séances longues. Grâce à Dimitri, Abbès, Françoise et tous les autres, je ne me suis jamais sentie seule ou démotivée.

La semaine précédant le marathon, j’ai apprécié de me reposer. Malgré tout, j’étais un peu inquiète de ce qui m’attendait au fur et à mesure que l’échéance se rapprochait. J’ai eu du mal à trouver le sommeil les quelques jours précédent la course … Lorsque nous sommes partis à Annecy, j’étais vraiment contente d’être plongée dans cette ambiance de course que j’aime.

Puis le jour J est arrivé. J’ai pris le départ sereine en restant concentrée et en essayant surtout de ne pas partir trop vite. Peut-être que j’étais déjà un peu tendue quand le départ du marathon a été donné. En tout cas, j’étais très émue de me dire : « ça y est, tu participes à ton premier marathon » !

Les dix premiers kilomètres sont passés très vite. Il y avait une super ambiance dans la ville, avec beaucoup de monde pour nous encourager et les klaxons des voitures. Le parcours était vraiment agréable puisque nous empruntions une piste cyclable en bordure de lac. Et le temps était aussi parfait, ni trop chaud, ni trop froid et surtout pas de pluie. Tous les kilomètres étaient bien indiqués par des bornes et les ravitaillements nombreux avec à chaque fois des encouragements chaleureux de la foule qui nous interpellait par notre prénom – inscrit sur notre dossard.

Au bout de quelques temps, nous avons vu les premiers élites de la course revenir en sens inverse et les avons encouragés à notre tour, puis Dimitri, Adrien, Jean-Claude, Abbès, Michel  … C’était super de croiser un peu de violet sur le parcours !

J’ai passé le 21e km en forme, je m’attendais à une montée à ce niveau du parcours mais il m’a semblé que c’était toujours plat. Bref, nous avons fait une boucle dans un joli village savoyard et sommes repartis vers Annecy en suivant le même chemin qu’à l’aller.

Au 25e km, j’ai commencé à avoir une sensation de jambes dures qui s’est installée assez nettement. Cela m’a inquiétée toutefois j’ai essayé tant bien que mal de maintenir l’allure. Mais à compter du 30e km, des crampes sont apparues soudainement au niveau des mollets et des cuisses ! Aie … J’ai du ralentir et faire quelques pas en marchant. A partir de là, ces crampes ne m’ont plus quittée. Pourtant j’avais bien veillé à boire tout le long du parcours, et à m’arrêter à tous les ravitaillements!

C’est là que Frank, mon mari, m’a rejoint et m’a accompagnée jusqu’à la fin. Heureusement qu’il était là car j’ai eu envie d’abandonner tellement j’étais déçue et tellement la douleur des crampes était forte. Malgré tout, j’ai tenu bon. J’ai du m’arrêter une dizaine de fois pour m’étirer sur le bord de la route. Je repartais en grimaçant et en clopinant … Quelle horrible sensation que celle d’avancer au ralenti dans ces conditions.

J’avoue que le parcours m’a paru très long. Je me suis fixée d’arriver au 35e km, et à partir de là, j’ai compté les kilomètres un par un pour continuer à avancer malgré mes crampes ! Il faut dire qu’autour de moi, à ce niveau de la course, beaucoup de coureurs marchaient et semblaient souffrir. Le fanion des 4h30 est passé à notre hauteur puis a continué sa route et j’ai pris un nouveau coup au moral…

J’ai entendu un coureur crier « plus que 2km pour arriver à Annecy, et encore 2km pour atteindre l’arrivée »! Ca m’a boostée et je me suis dit que j’allais tenir jusqu’à la fin quelle que ce soit la douleur, ce que j’ai fait.

Dans le le parc, j’ai aperçu Jean-Claude, puis Catherine qui m’ont encouragée et je me souviens que j’avais le sourire aux lèvres malgré tout en passant la lignée d’arrivée ! J’ai arrêté ma montre : 4h33 …et 2500 calories de brûlées!

Voilà comment s’est déroulé mon premier marathon.

J’ai ressenti des sentiments partagés à l’arrivée, j’étais heureuse d’être allée au bout et déçue d’en avoir autant bavé.  Peut-être que je renouvellerai un jour l’expérience de cette course mythique, histoire de ne pas rester sur celle-ci, mais j’aimerais de nouveau vivre l’événement et sa préparation entourée comme je l’ai été sur ce premier marathon. Car même si l’on fait la course seul avec soi-même, les moments de partage et de connexion avec les autres restent essentiels pour réussir cette épreuve.

Véronique

l’album photos