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Ronde et belle c’est Chateau Gombert

10 avril 2019 vu 127 fois Pas de commentaire

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Dimanche matin j’allais retrouver ma belle Ronde, et décidément même si cette fois elle m’a fait plus souffrir que les précédentes, certainement parce que je l’avais délaissée ces quelques années passées, je l’aime toujours!

J’ai toujours le sentiment que cette course est confidentielle, pourtant 300 concurrents ont pris le départ cette année, répartis à 2/3-1/3 entre le 13 et le 17,5 km. Ce sentiment viendrait-il du site du départ en pleine nature avec la vue sur les garrigues des pentes du massif de l’Etoile où les parcours vont se lover ?

Les deux parcours sont identiques dans la 1ère partie c’est à dire jusqu’à la vigie. Par les montées franches, longues, qui font même chauffer quadris et fessiers vers le sommet et par le terrain « calcaire » bien caillouteux, je trouve que l’on est déjà dans l’univers du trail.

Courir dans cet environnement vallonné et de garrigues à la Pagnol, je trouve cela agréable, par cette saison aux matins frais en tous cas, car à l’approche de l’été ce serait un autre histoire dans ce versant plein sud et sans la moindre ombre!

Orientés vers la cuvette marseillaise et en l’absence de végétation haute on ne tarde pas à découvrir tout l’environnement montagneux de notre métropole une fois pris un peu de hauteur et durant toute la monté.

Marseille, nous ne la verrons qu’en récompense de la grosse dernière grimpette, une fois au sommet, sur la crête. Mais là le traileur raisonnable oubliera un moment son trail pour redevenir touriste et admirer d’en haut des paysages familiers vus d’ordinaire à ras les pâquerettes!

Sainte Victoire et Pays d’Aix, Luberon, sûrement le Ventoux mais là il y avait la brume, Etang de Berre. Au sud les chaines de Marseille Veyre, Massif des Calanques, tombée des falaises de Cassis, et de la Sainte Baume avant de découvrir le dos du Garlaban et, cachant l’horizon Est, le Grand Puech. Enfin entre vigie et antennes la crête s’abaisse pour nous permettre d’admirer l’étendue de Marseille, des Goudes à l’Estaque, ses iles baignées du bleu de la Méditerranée!

Magnifique! ça valait bien quelques minutes et quelques photos jusqu’au selfie que m’a pris un trailer avec notre Phocée en arrière plan, plus les antennes bien sûr pour repas oublier où nous étions! Vive le smartphone!

Mais nous étions en trail, et il a bien repris quelques 200m plus loin: les 13km commençant leur descente sur la gauche au sud, quand les 17km sont dirigés vers la droite mais ou? eh bien vers un belle descente single, bien trail, en sous bois, avec racines, pente et autres petits pièges jusque loin en bas dans l’Ubac côté Septèmes !

Le retour se fera en miroir du tracé descente où l’on se tirera à bras aux troncs des chênes verts, où nos mains pousseront sur les genoux, bref lorsque nous retrouverons le ciel bleu au niveau des antennes après les derniers escaliers rocheux ce sera comme une récompense de basculer au sud pour le retour.

Une pensée nous viendra alors pour les traceurs: l’extension du parcours dans le vallon Nord est une belle réussite! bravo les organisateurs!

Maintenant place à la descente sur le tracé déjà connu de l’ « ancien » parcours retour, pierreuse à souhait, piégeuse pour les chevilles, un vrai bon terrain de jeu trail!

Après l’arrivée, Carole qui sur le 13km avait signé le second chrono des M2 et 7ème féminine me dira ne pas apprécier ces terrains là. Moi j’aime, mais c’est vrai que ça « travaille » copieusement pieds et chevilles, et pas que: concentration/anticipation/proprioception, jeu de bras, genoux et jambes, gainage au niveau des hanches, stature, équilibre, tout y est et ça fatigue bien aussi! ça c’est du sport!

Alors quand le jeu se termine, tout en l’ayant apprécié, quand il faut revenir à du DFCI en faux plat ondulant propice aux relances, là où les bons coureurs vont se refaire une santé, moi je vais accuser le coup, ressentir la fatigue, trouver que les km sont bien longs pour, à la fin de ce régime, faire un peu de rando course. Pas le top pour le chrono! heureusement les deux derniers km en une honnête descente DFCI ont permis une meilleure forme pour l’arrivée.

Alors place au ravito assez copieux et servi sans retenue par de sympathiques bénévoles. Un lot de rosé du Garlaban gagné par tirage au sort, un podium avec une dotation sympa: je ne suis pas venu pour rien. Des ostéopathes pour ceux qui avaient foncé, un vestiaire gardé, tout cela au grand air et au chaud en cette fin mars.

Allez on va céder un instant à notre penchant national pour la critique et mentionner que si l’on avait terminé sous la pluie…. qu’en serait-il advenu de ce ravito champêtre, alors que les voitures étaient à 2km, et que les navettes… semblaient avoir disparu.

Mais restons positifs sur cette fin printanière. Aux organisateurs de peaufiner cet aspect pour l’édition 2020….

Sous le soleil donc, en bons copains de club nous avons fait chemin ensemble vers le parking, une bonne récup! et même on s’est plantés de voie, heureusement une âme charitable, ostéo de son emploi, nous à pris en voiture sinon c’était encore + 2km!

Tous ne pouvaient monter dans la voiture, les 3 costauds sont revenus à pied mais quand on aime on compte pas: entre Bruno et Carole il y a eu erreur elle était montée dans la voiture, il continuait à pied… mais il avait la clé!

Alors rebelotte pour un dernier trajet voiture afin de récupérer le précieux sésame et finalement ramener ce petit monde au parking!

Cette course dans sa version 17km est à mon avis une excellente transition pour se préparer aux trails découverte de 20 km environ et aux alentours des 1000D+ après s’être habitué aux courses natures « engagées » de 3 à 400 D+ sur 13/15 bornes.

Amateurs vous ne serez pas déçus!

Christian

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