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La SaintéLyon par Véronique

4 décembre 2017 vu 127 fois Pas de commentaire

 

 

Un petit mot pour vous raconter ma folle nuit de samedi à dimanche :

A l’heure où je vous écris (lundi matin), j’ai encore du mal à marcher et les quadriceps en compote mais je suis heureuse d’avoir bouclé ce beau défi de la Saintélyon.

Nous sommes partis de Lyon samedi vers 21h30 où nous avons pris la navette pour Sainte Catherine, notre lieu de départ sur le 44km.

Pas d’endroit chaud pour nous réchauffer au départ, 3/4 d’heure à attendre dans le froid glacial.

A ce moment-là, je n’en menais pas large et je me demandais même ce que je faisais là … J’ai croisé Nicolas Rey du Speedy qui avait très froid comme moi.

J’ai pris le départ de la course avec Vincent Moskovtchenko du Speedy, frigorifiée, les mains et les pieds gelés.

En revanche, je n’ai pas pu retrouver Michel Martel qui avait pris une autre navette.

Il faut dire aussi qu’il y avait beaucoup de monde et de bruits tout autour de nous … et la nuit noire!

Les 12 premiers kms furent très difficiles pour moi avec un parcours enneigé et des plaques de verglas. Il fallait continuellement faire attention où poser les pieds. Vincent a fait une première chute peu de temps après le départ.

Grosse montée sur les 5 premiers kms où j’ai joué la prudence en marchant d’un bon pas. Puis redescente assez pentue en sous-bois sur un sol traitre et verglacé tapissé de pierres polies et de feuilles de chêne. A ce moment-là, il y a eu plusieurs gadins autour de moi et j’ai descendu très lentement en faisant comme un blocage … Peur de tomber et moral dans les chaussettes. Je retombe sur Nicolas à qui je dis « Quelle galère ! » et qui me répond « C’estpas pour les Sudistes !! 🙂 ».

Heureusement, au 12e km la neige a disparu et le moral est revenu !

C’est entre le 12e km et le 37e km que je me suis sentie vraiment bien. Aucun coup de barre, un peu le froid par moments. Je me suis régalé dans les descentes un peu techniques en sous-bois, j’ai continué de marcher d’un bon pas dans toutes les montées.

J’ai dù rattraper mon retard sur cette portion car j’ai doublé un tiers des participants, soit à peu près 1100 coureurs !!

Puis, après le dernier ravitaillement du 36e km, j’ai senti les crampes arriver doucement dans les cuisses. C’était ce que je redoutais.

« Oh non … Portez moi encore un peu mes petites jambes !! »

Les 4 derniers kms ont été difficiles avec une montée interminable à l’approche de Lyon qui m’a rappelée celle d’Eguilles et une série d’escaliers où je me suis tenue à la rampe.

J’ai passé la ligne d’arrivée très heureuse d’en avoir terminé avec ce Trail.

Globalement, c’était une belle aventure.

Place maintenant au repos et à d’autres projets …

Je termine 1264e sur 3200, 161e femme sur 737 et 43e V1F sur 267 avec un chrono de 6h02.

Véronique