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Les Embruns, pour le bord de mer

13 juin 2019 vu 282 fois Pas de commentaire

lien vers album de la course

J’éprouve un plaisir particulier à courir en bord de mer, et ils sont nombreux à aimer ça, surtout en mode cool comme par exemple le long de la Corniche à la Nocturne de Marseille, une course caritative très familiale.

Toutefois j’ai abandonné depuis longtemps le littoral de la côte bleue et son Carro-Carry surchargé à 2000 participants dont l’organisation avait eu raison de ma patience, ça remonte à…ah oui, quand même, c’est loin! Tout comme j’ai le souvenir des Martigues-Carro au soir du dernier jour de juillet, sonnant l’heure des vacances et du farniente une fois arrivés au petit port de Carro où la sardinade puis le bal faisaient suite à la course et sa fameuse montée de la Gatasse.

Courir a nouveau en bord de mer me titillait depuis quelques temps et c’est une fenêtre de temps libre ce 10 juin, en total imprévu, qui a décidé de la chose: le retour se ferait à Sausset: la Course des Embruns que je ne connaissait pas alors que je connais, que j’aime bien, cet endroit au caractère de petite côte d’azur !

Arrivé tôt pour ne pas risquer de rater les derniers dossards il n’y avait pas encore grand monde, l’organisation aparaissait efficace, la météo, comme vu sur la Une a évacué tout risque de surchauffe en course bien qu’il y fit assez lourd.

Départ pile à l’heure malgré les 1200 ou 1300coureurs annoncés par le renommé et efficace Kamel. On ne pense plus humidité, moiteur, les yeux plus rivés sur le devant qu’a regarder la mer finalement, et l’on se met dans un bon rythme dès que le bouchon du départ se sera dilué dans l’espace au bout du premier km.

le parcours est en forme d’haltères, un aller et retour en bord de mer avec une boucle de chaque côté pour le demi tour. La première est un simple artifice pour allonger le parcours et éviter un retour basique autour d’un rond point. La suite c’est le vrai bord de mer bien plat jusqu’au fond du port

A partir de là la route ondule, comme si elle imitait une houle d’atlantique (horreur…ici en Mare Nostrum! hérésie!). Tout plat aurait été trop facile! Ces légères montées se ressentent pourtant déjà, abaissant insensiblement notre allure et jouant sournoisement sur nos capacités. Le 4ème kilo et son ravito arrivent à point pour repartir de plus belle.

En rester à ce ruban de bord de mer avait toutefois un petit quelque chose de trop villégiature, il fallait booster un tantinet le caractère sportif de cette course: la seconde boucle allait s’en occuper.

Fini les Embruns humides, amateurs de la rudesse provençale bonjour! Amateurs de cailloux, de montées en raidillons successifs qui cassent bien le coureur Monsieur Tout-le-monde, soyez les bienvenus! C’en était fini pour 2km de notre foulée régulière en rythme, nombreux étaient à marcher bien avant le dernier coup-de-cul qui mène au modeste sommet de la course, j’en ai fait partie!

Enfin ce n’est quand même pas du trail avec ce petit dénivelé. Pas grand chose mais qui fait mentir soit notre GPS (95 D+) soit l’organisateur (50D+). C’est rien, mais du simple au double quand même, surtout quand on ne s’y attend pas!

L’exercice prit fin au km 7 et quelque, où faux plat descendant sur sol souple puis descente plus affirmée nous amenèrent jusqu’au ravito d’après le 8ème kilo, signant le retour à la route des embruns, à notre course quoi.

Bienvenu ce petit arrêt buvette pour quelques secondes de récup et quelques bonnes gorgées avant de repartir à bon rythme sur le parcours plutôt descendant du retour, mais à la moindre remontée la fraicheur n’y était plus et il me fallait à nouveau prendre à quelques secondes supplémentaires de récup.

Le 10ème kilomètre se terminait avec la descente sur le port pour retrouver le tout plat du dernier km .

Le dernier ravito brisait la lassitude au sortir du port avant une ultime relance, avant l’accélération des derniers hectomètres. L’arche était passée, enfin, relâche: récupérer, se désaltérer, savourer le littoral et retrouver les collègues, déjà là depuis 4 à 15mn, eux.

La fatigue instantanée mais superficielle s’est vite effacée avec un bon Coca-Cola et quelques biscuits, quelques morceaux de pastèque bien colorés et juteux, le ravitaillement était bien fourni!

Et dans le sac à dos de dotation, bleu comme la côte, le Tshirt, un peu de pub, des bonbons genre Haribo, et un petit ticket cadeau qui valait de l’or en la circonstance: un bon pour un grand verre de la célèbre Cagole, notre Bière Méditerranéenne! Grace à nos amies qui ne sont pas très bière, à nous, Christophe et moi ça nous en fera 3 et demi pour lui, 2 et demi pour moi, l’amitié c’est ça: on a partagé la dernière! on aura pu remarquer en passant que Christophe est meilleur que moi EN course ET à la bière! et Merci les amies pour vos dons!

«Ce parcours est plus difficile qu’on ne le pense au premier abord! cette course n’est pas simple!»

Carole après sa course lors de l’édition 2016, déjà.

La preuve: nos classements forts modestes ce jour où seule Tania a tiré son épingle du jeu avec une 4ème place Sénior et 7ème féminine où nos meilleurs autres se sont retrouvés au bout du 1er tiers des concurrents de la catégorie comme Abbès, comme Guylaine, tous deux habitués au top 10 ou tout proche, et même René d’habitude sur le podium qui se retrouve 6ème ici!

ceci ne gâchera pas notre plaisir de l’avoir faite et nous encourage déjà à relever le défi de la prochaine !

Et pourquoi pas dès cette année un retour au Carro-Carry?? Pour une nouvelle page d’embruns!

…A suivre!

Christian