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entrainement-ballade à vélo_par Joseph Tringali

8 mai 2018 vu 189 fois Pas de commentaire
Temps idéal ce matin là vers 09h30 pour  démarrer avec l’organisateur Jean-Claude, Antoine Abess et moi. Départ du terrain de boules de Peyrolles pour reconnaître le parcours vélo du l’Iron-man d’Aix.( photos départ ). Les triathlètes s’arrêteront à Aix. Nous avons 20 km de plus pour revenir à Peyrolles, après Aix. ( Pas de natation avant de partir!! )
Parcours très agréable dès que nous quittons la N96 pour rejoindre Ginasservis.
Quelques côtes avec de beaux paysages fleuris en ce lundi de Mai. Notre groupe est homogène et les kilomètres passent assez vite. 
Après Ginasservis nous rejoignons Rians où nous tentons de nous ravitailler, malheureusement les commerçants aussi font le pont. ( photos étape ). Halte suivante à une boulangerie de Puyloubier car même à Pourrieres tout est fermé. Certains ne résistent pas à l’appel des gourmandises. Après avoir pris une bonne dose de sucre nous repartons en pleine forme.
Après Puyloubier le parcours devient plus exigeant ascension du Cengle et à la bascule au sommet s’ajoute la pluie. Heureusement avant Aix le beau temps reviient.
Après la montée sur Venelles, retour sur Peyrolles le plus rapide possible car l’orage menace à nouveau.
Quelques photos à l’arrivée et retour maison sous une pluie diluvienne. ( photos arrivée ). Heureusement que nous avons accélérer. 
Merci à Jean-Claude de son initiative, surtout que la veille il courait à Meyrargues.
Merci à Antoine et Abess de leur bonne humeur et leur entrain. A refaire si possible…
Joseph
pour visualiser le parcours le lien vers le tracé de la sortie
et  les photos
et un peu de littérature que Joseph joint à son récit:
Extrait de « La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules » de Philippe Delerm

La bicyclette et le vélo.

C’est le contraire du vélo, la bicyclette. 
Une silhouette profilée mauve fluo dévale à soixante-dix à l’heure : c’est du vélo. 
Deux lycéennes côte à côte traversent un pont à Bruges : c’est de la bicyclette L’écart peut se réduire. 
Michel Audiard en knickers et chaussures hautes s’arrête pour boire un blanc sec au comptoir d’un bistro : c’est du vélo. 
Un adolescent en jeans descend de sa monture un bouquin à la main, et prend une menthe à l’eau à la terrasse : c’est de la bicyclette. 
On est d’un camp ou bien de l’autre. Il y a une frontière. Les lourds routiers ont beau jouer du guidon recourbé : c’est de la bicyclette. Les demi-course ont beau fourbir leurs garde-boue : c’est du vélo. Il vaut mieux ne pas feindre, et assumer sa race. On porte au fond de soi la perfection noire d’une bicyclette hollandaise, une écharpe flottant sur l’épaule. Ou bien on rêve d’un vélo de course si léger : le bruissement de la chaîne glisserait comme un vol d’abeille. 
A bicyclette, on est un piéton en puissance, flâneur de venelles, dégustateur du journal sur un banc. A vélo, on ne s’arrête pas : moulé jusqu’aux genoux dans une combinaison néo spatiale, on ne pourrait marcher qu’en canard, et on ne marche pas. 
C’est la lenteur et la vitesse ? Peut-être. Il y a pourtant des moulineurs à bicyclette très efficaces, et des petits pépés à vélo bien tranquilles. Alors, lourdeur contre légèreté ? Davantage. Rêve d’envol d’un côté, de l’autre familiarité appuyée avec le sol. Et puis… Opposition de tout. Les couleurs. Au vélo l’orange métallisé, le vert pomme granny, et pour la bicyclette le marron terne, le blanc cassé, le rouge mat. Matières et formes aussi. A qui l’ampleur, la laine, le velours, les jupes écossaises ? A l’autre l’ajusté dans tous les synthétiques. 
On naît bicyclette ou vélo, c’est presque politique. Mais les vélos doivent renoncer à cette part d’eux-mêmes pour aimer – car on n’est amoureux qu’à bicyclette.